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Page de présentation des Voyelles (bios courtes et longues) par ordre alphabétique du nom de famille.

Alix
Nicole Alix

HEC-JF 74, je suis secrétaire des Rencontres du Mont-Blanc, forum international de l’économie sociale et solidaire (ESS). Je suis aussi administratrice de Confrontations Europe, en charge de l’ESS. J’ai œuvré de 2003 à 2011 au Crédit Coopératif, dont j’étais directrice du développement, et auparavant dans les services associatifs d’intérêt général (Directeur général adjoint de l’UNIOPSS, créatrice du Comité de la Charte pour le don en confiance, Directeur général du groupe de Maisons de retraite Isatis). Mes travaux actuels portent notamment sur les liens entre économie sociale et solidaire et mouvement des « communs », sur les nouveaux mouvements financiers de l’impact investing et la mesure d’impact, ainsi que sur les questions de gouvernance, au plan européen et international.

 

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Annick Ancelin-Bourguignon

Après des études de gestion à l’ESSEC, j’ai travaillé environ dix ans dans le secteur privé en France comme cadre comptable et financier et comme consultante pour le Bureau International du Travail en Mauritanie. Je suis Professeure à l’ESSEC depuis 2005, et également coach. J’ai beaucoup étudié les systèmes d’évaluation de la performance (qui empruntent autant au contrôle de gestion qu’à la gestion des ressources humaines), dans leurs dimensions sociologiques ou psychologiques – avec, le plus souvent, une perspective critique qui conduit à mettre en lumière les rapports de domination que ces instruments (re)produisent. Aujourd’hui, mes projets portent sur les risques pyscho-sociaux avec une perspective interculturelle.

Claire_Bernard

Claire Bernard-Mongin

Après des études en sciences-politiques (Sciences-Po Paris, PSIA-2009), deux ans aux Etats-Unis (Pennsylvanie), et un mastère spécialisé en gestion environnementale (AgroParisTech-Engref, 2011), je travaille au CIHEAM-Montpellier, une organisation internationale en charge des questions de développement agricole et rural dans les pays méditerranéens.

 


Anaïs Bréaud

Administratrice civile des ministères sociaux, j’ai occupé en presque 20 ans, au sein de l’Etat des fonctions juridictionnelles et d’évaluation, et des postes plus opérationnels, hors de Paris et en administration centrale, ainsi qu’en cabinet ministériel, dans le domaine social : principalement en matière d’emploi et dans le secteur de la « politique de la ville ».

Laura_Brimont

Laura Brimont

Après une formation à Sciences Po Paris, j’ai réalisé une thèse en économie sur les enjeux liés aux politiques de conservation des forêts à Madagascar (AgroParisTech/CIRAD). Je viens d’intégrer l’équipe Nouvelle Prospérité de l’IDDRI (Institut du Développement Durable et des Relations Internationales) qui travaille sur les modes alternatifs de production et de consommation porteurs de promesse de durabilité environnementale. Je m’intéresse à la conscientisation écologique et aux innovations sociales et techniques capables d’apporter des solutions au défi de la transition écologique. Ces préoccupations m’ont également amenée à m’engager dans une association d’éducation populaire (Les Petits Débrouillards), où je développe des projets pédagogiques de sensibilisation aux sujets environnementaux. Mes travaux de recherche actuels portent sur les nouveaux indicateurs de richesse et les pratiques de mobilité collaborative (covoiturage, autopartage, Uber, etc).

 

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Isabelle Cassiers

Professeur d’économie à l’Université catholique de Louvain (UCL) et chercheur au Fonds national (belge) de la recherche scientifique (FNRS), mon premier domaine de spécialisation a été l’histoire économique et sociale, avec un ancrage dans la théorie de la régulation. Il y a une dizaine d’années, le désir de m’engager dans le débat sur l’avenir de nos sociétés m’a incité à créer un groupe de recherche interdisciplinaire sur le thème « Redéfinir la prospérité ». Cette démarche a abouti à un ouvrage collectif éponyme (Ed. Aube, 2011) et à de nombreuses rencontres qui se poursuivent aujourd’hui. Au sein de ce thème global j’étudie plus spécifiquement les indicateurs alternatifs au PIB et à ce titre je suis membre de FAIR, Forum pour d’autres indicateurs de richesse.  L’intérêt pour ces questions m’a conduite à deux reprises au Bhoutan, pays du « bonheur national brut », dont j’admire la tentative de préserver un modèle de développement qui lui est propre.

 


Eve Chiapello

Après avoir passé 24 ans à HEC-Paris, je suis Directrice d’Etudes à l’EHESS en « sociologie des transformations du capitalisme ». J’ai fondé à HEC une spécialisation de fin d’étude intitulée « Alternative management », destinée à former des « réformateurs du management ». Les méthodes pédagogiques mêlaient recherche et projets de terrain auprès d’acteurs engagés et se voulaient innovantes. Mon arrivée à l’EHESS m’a permis de redonner la primeur à la recherche dans mon agenda. Je souhaite maintenant nouer le fil de la grande histoire, celle du capitalisme et de ses critiques, abordée notamment dans l’ouvrage avec Luc Boltanski Le Nouvel Esprit du Capitalisme (1999) et celui d’une approche ancrée dans les instruments, afin de rendre compte d’une part du processus de financiarisation, d’autre part des réponses apportées (ou non) à la crise écologique et aux problèmes sociaux.

 


Penelope Codello

Mes travaux de recherche s’intéressent aux organisations et services innovants socialement, qui proposent des réponses nouvelles ou originales à des besoins de la société en mouvement. J’étudie les dispositifs que l’organisation met en œuvre pour développer ce type de services dans une logique d’innovation sociale. Je m’intéresse aussi aux profils des entrepreneurs individuels ou collectifs qui permettent de comprendre aussi comment naît un nouveau service. Je m’intéresse donc naturellement et ce depuis ma thèse aux entreprises sociales et solidaires. Je pilote une recherche collective dans le cadre d’un Partenariat institutions-citoyens pour la recherche et l’innovation qui porte sur les sociétés coopératives d’intérêt collectif (SCIC).

 


Amy Dahan

Je suis une soixante-huitarde ! J’ai d’abord enseigné les mathématiques à l’Université, puis J’ai fait l’essentiel de ma carrière au CNRS en histoire des sciences et dans les Science Studies : critique des sciences, interactions Sciences et Société, Sciences et Politique. Depuis une douzaine d’années, je me suis passionnée pour les questions posées par le changement climatique : ce que disent les modèles ou les experts, les négociations internationales et le processus de gouvernance, les enjeux de l’équité, les défis sociétaux, le diagnostic de l’Anthropocène… C’est un domaine qui incite peu à l’optimisme, il faut donc compenser par de l’activisme et de l’imagination.

 


Claire Dambrin

Après un doctorat en gestion de l’environnement et une formation d’ingénieur, je suis professeur associée à l’ESCP Europe depuis septembre 2012. Je situerais mes recherches dans la sociologie de la comptabilité et du contrôle. Je suis intéressée par les conditions d’émergence et les conséquences des dispositifs de gestion, en particulier des systèmes de mesure de performance. J’ai publié sur ce thème en prenant comme exemple empirique l’industrie pharmaceutique.

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Christelle Didier

De bifurcation en bifurcation, je suis passée d’une formation d’ingénieur inachevée à un doctorat de sociologie sur l’éthique et l’identité professionnelle des ingénieurs (EHESS), en passant par un Master en science de l’éducation. Pendant 20 ans, j’ai mené à l’université catholique de Lille des recherches à la croisée de la sociologie des professions et la philosophie de l’ingénierie et donné des cours sur l’éthique, la RSE et le développement durable à des cadres et futurs cadres d’entreprise. Aujourd’hui maîtresse de conférences en sciences de l’éducation à l’université de Lille, j’enseigne surtout la philosophie et la sociologie de l’éducation, m’implique dans l’accompagnement des projets professionnels des étudiants. Je poursuis mes travaux sur l’éthique et le sens du travail en lien avec les ingénieurs et leur formation, mais également en lien avec de nouveaux groupes professionnels liés aux métiers de l’éducation.

 


Corine Eyraud

Je suis maître de conférences en sociologie (sociologie économique, sociologie de l’État et de l’enseignement supérieur). Après avoir travaillé sur les transformations des entreprises d’État chinoises dans les années 1990 et au début 2000, je m’intéresse actuellement aux transformations de l’État français (LOLF, Révision générale des politiques publiques…) et des universités, en analysant les changements de dispositifs de gestion (comptables, financiers, dispositifs de performance…). J’ai été très engagée dans la « gestion » de mon université en étant élue syndicale (CGT) dans le conseil des études et de la vie universitaire (CEVU), au conseil d’administration et dans des commissions.

 


Jeanne Fagnani

Je suis directrice de recherche honoraire au CNRS (Centre d’Economie de la Sorbonne), chercheure associée à l’IRES. J’ai été jusqu’il y a peu corédactrice en chef de la Revue Française des Affaires Sociales. Spécialiste des politiques familiales (transferts financiers en faveur des familles, fécondité et emploi) en France et en Allemagne, j’ai été consultante à l’OCDE de 2008 à 2011. J’ai récemment participé à une recherche, coordonnée par une équipe de la London School of Economics (Centre for Analysis of Social Exclusion) sur les questions relatives au « care », et j’ai collaboré (2013-2014) avec le Deutsches Jugend Institut (Münich) dans le cadre d’une recherche sur « Les politiques d’accueil de la petite enfance : une comparaison Allemagne, France, Danemark ».


Sara Fernandez

Je suis chercheuse à l’Institut national de recherche en sciences et techniques pour l’environnement et l’agriculture à Strasbourg. Mon expérience professionnelle a associé recherche et enseignement en sciences sociales, et ingénierie dans des organismes de la coopération internationale (FAO, Plan Bleu). Mes travaux portent sur des analyses critiques des discours sur l’eau, des sciences de l’eau et de leurs relations à l’économie politique, des dispositifs (indicateurs, arrangements institutionnels, circuits financiers, etc.) déployés pour gouverner l’eau, en France ou ailleurs, de leurs impacts sur les hydrosystèmes, des phénomènes d’accumulation, d’irréversibilité ou encore d’asymétrie d’accès.

 


Isabelle Ferreras

Sociologue et politologue, je suis chercheur au Fonds de la recherche scientifique (FNRS) en Belgique, professeur à l’université de Louvain et membre fondatrice de son Centre de recherches interdisciplinaires Démocratie, Institutions, Subjectivité. Mon enquête sur le rapport au travail dans les sociétés occidentales m’a conduit à formuler l’hypothèse d’une « contradiction capitalisme/démocratie » : nous organisons nos échanges économiques selon le standard capitaliste alors que nous nourrissons un idéal politique qui pose l’égalité dans la définition des normes du vivre-ensemble. Je m’intéresse au rapport au travail, à la transformation de l’économie par les services, au phénomène de publicisation du monde du travail qui en découle, au gouvernement de l’entreprise et aux modèles de gouvernement des relations collectives au niveau européen en particulier.

Helene_Garner

Hélène Garner

Fonctionnaire dans le domaine du travail et de l’emploi, j’ai effectué ma thèse en sciences de gestion sur la discrimination fondée sur l’apparence physique après deux années passées en Inde à découvrir une autre culture. A l’issue de ma thèse j’ai fait le choix de l’administration centrale car je souhaitais être à l’interface de la recherche et des enjeux de politiques publiques. Mon expérience professionnelle m’a conduit à développer une expertise en matière de politiques de l’emploi, à travers notamment la conduite d’appels à projets de recherche, et j’ai continué en parallèle mes travaux d’enseignement et de recherche sur les enjeux de discrimination et de diversité. Mes objets de travail portent sur le fonctionnement du marché du travail, sur les inégalités et discriminations engendrées par les modes de régulation actuels, et sur les politiques publiques qui pourraient être mises en œuvre pour réduire ces inégalités et lutter contre ces discriminations.

 

Valerie_Gramond

Valérie Gramond

Economiste de l’environnement, j’ai dans le prolongement de mes études travaillé pour le CNRS sur la question de la protection de l’environnement comme facteur de compétitivité des entreprises. J’ai ensuite à l’Assemblée Nationale, comme collaboratrice parlementaire rédigé les discours, amendements, propositions de loi, rapports et participé aux commissions d’enquête dans le domaine de l’environnement avant de rejoindre les cabinets de deux ministres de l’environnement. Après 4 ans à la DG environnement de la Commission Européenne responsable de l’instruction du contentieux communautaire contre la France, j’ai dirigé le service de l’écologie urbaine de la ville de Paris.

Je suis aujourd’hui responsable des innovations environnementales et de leur développement de marché pour un groupe de chimie. En particulier, je suis chargée des projets de constructions passives de logements sociaux, de l’expérimentation sur des bus des dernières technologies anti-pollution améliorant la qualité de l’air et de la généralisation de l’utilisation des sacs biodégradables.

 

Fanny_GuilletFanny Guillet

Je suis chercheur en sciences de gestion sur la protection de la nature. J’exerce en tant que chercheur contractuel dans le laboratoire d’écologie et des sciences de la conservation du Muséum national d’Histoire naturelle à Paris. Les sciences de la conservation ont une visée normative très claire : conserver la biodiversité. Ce projet pose des questions écologiques mais relevant également des sciences sociales. C’est à cette interdisciplinarité nécessaire que je participe avec enthousiasme. Mes travaux portent en particulier sur les ONG de protection de la nature et sur les rapports entre sciences et politique dans ce domaine de la protection de la nature. Je m’inscris de plus en plus dans la sociologie de l’action publique en étudiant les politiques publiques environnementales à l’échelle française.

 


Isabelle Huault

Professeur à l’Université de Paris Dauphine, je dirige le laboratoire Dauphine Recherches en Management. Mes travaux s’inscrivent dans le domaine de la théorie des organisations, et plus spécifiquement dans le domaine des études sociales de la finance et des études critiques en management. J’ai publié dans ces domaines des articles et des ouvrages dont le dernier en date « The Discreet Regulator » (en collaboration avec C. Richard) montre comment les acteurs financiers façonnent la régulation au détriment de l’intérêt général, comment ils diffusent leurs idées, imposent leurs pratiques et établissent les règles du jeu.

 

Caroline Ibos

Docteure de l’IEP de Paris, habilitée à diriger des recherches, je suis aujourd’hui maître de conférences en science politique à l’Université Rennes 2 et chercheuse au Laboratoire des Études de Genre et de Sexualité (LEGS – CNRS). Depuis une dizaine d’années, je travaille notamment sur les interactions entre les migrations économiques féminines et les nouvelles formes de domesticité dans les sociétés occidentales contemporaines. À partir d’une démarche empirique et descriptive, je m’intéresse ainsi aux formes concrètes des dominations croisées entre les sexes, les genres, les classes sociales et les différentes identités socialement construites.

 


Florence Jany-Catrice

Je suis professeur d’économie à l’université Lille1. Mes sujets de recherche ont longtemps porté sur l’économie des services dans des secteurs dominés par l’activité féminine, puis sur la question de la richesse, de sa critique dans les représentations dominantes, notamment en économie, et à l’utilité sociale d’activités (économiques) peu ou pas reconnues. Ces réflexions ont pour thème commun la question de la qualité : qualité du travail et de l’emploi, qualité de la production, des richesses et de leurs mesures. Je dirige la Revue française de socio-économie créée avec des collègues et un Master-2 d’économie sociale et solidaire. Je suis engagée dans l’Association française d’économie politique, qui œuvre pour le retour au pluralisme dans l’enseignement et la recherche dans la discipline de l’économie.

 


Anousheh Karvar

D’origine iranienne, j’ai travaillé, depuis 1985 où je vis en France, comme chercheure et comme enseignante dans le supérieur en histoire et sociologie des sciences. Je me suis aussi consacrée pendant huit ans au projet de création de la Bibliothèque nationale de France, avant de rejoindre comme élue la CFDT : j’ai été en charge des relations avec les intellectuels et la recherche, en charge de la politique internationale, des questions de société et bien d’autres choses… J’ai réintégré la fonction publique en 2012 dans le domaine de l’évaluation de politiques publiques.

 


Agnès Labrousse

Aujourd’hui maîtresse de conférences en économie à l’université d’Amiens, j’ai passé plus de cinq ans à Berlin au Centre Marc Bloch où j’ai réalisé une thèse sur les mutations de l’économie est-allemande après la chute du mur. Depuis, mes travaux d’économie institutionnaliste portent sur le secteur pharmaceutique, l’économie du développement et les querelles de méthode en économie. Ces recherches diverses trouvent leur unité dans la volonté de faire de l’économie une science sociale à part entière. C’est aussi ce qui motive mon engagement au sein de l’Association Française d’Économie Politique.

 


Aurore Lalucq

Après des études d’économie à Dauphine et Paris 1, j’ai rejoint la fondation Ch.-L. Mayer pour travailler sur les questions économiques. Je co-dirige aujourd’hui l’institut Veblen dont la mission est de produire, diffuser et promouvoir des propositions dans le domaine de la transition écologique, économique et sociale. Je m’intéresse beaucoup aux questions d’économie écologique, de consommation, de RTT, d’histoire de la pensée économique, de macro-économie écologique, de criminalité en col blanc entre autres. Je m’intéresse aussi à la façon dont certaines idées peuvent devenir dominantes.

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Caroline Lambert

Après des études de gestion, j’ai été  professeure assistante puis professeure associées à HEC Paris de 2004 à 2013. J’ai rejoint HEC Montréal en tant que professeure agrégée en 2013. Je suis mère de deux garçons. Mes domaines de recherche incluent la sociologie de la comptabilité, touchent les problématiques de genre et s’intéressent au travail identitaire au sens large. Ma démarche est interdisciplinaire, critique, s’appuyant sur la sociologie afin de comprendre la rationalité organisationnelle et managériale, la mesure de la performance, et plus largement le management.

 


Maya Leroy

Enseignant-chercheur en sciences de gestion appliquées à la gestion de l’environnement à AgroParisTech, je travaille sur la gestion de l’environnement dans le cadre de l’aide publique au développement. J’ai été responsable du département des Forêts tropicales de l’ENGREF, enseignante à l’Ecole supérieure d’agronomie tropicale, après avoir été consultante en France et à l’étranger en évaluation des politiques publiques d’environnement. Mes années aux Nations-Unies à la FAO, pendant l’ajustement structurel et avant la conférence de Rio, ont été un moment clef de mon parcours. Le fil principal de ma recherche : comprendre comment se crée, se déploie, résiste et peut s’améliorer l’action environnementale, dans des contextes où les problèmes sociaux sont prégnants et où les enjeux de développement sont considérés comme prioritaires.

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Marie-Astrid Le Theule

Je suis maître de conférences en sciences de gestion au Cnam et expert-comptable. Mes travaux portent d’une part sur la construction et le parler du chiffre comptable (par exemple dans les domaines hospitaliers et judiciaires), d’autre part sur les liens entre gestion et création. La méthodologie de recherche est ethnographique très influencée par les Sociologues de l’Ecole de Chicago et accompagnée de documentaires de recherche.

 


Catherine Marry

Après des études en économie, j’ai découvert avec la sociologie la « vraie » vie du travail, mais sans les femmes. J’ai rencontré plus tard la question des femmes et de leur travail : je me suis intéressée à celles qui « dérogent » en choisissant des voies inattendues et aux figures de la réussite scolaire la plus éclatante. J’ai créé avec d’autres autour de M. Maruani, le réseau Marché du travail et genre (Mage) avec un goût prononcé pour les controverses entre courants et disciplines. J’ai animé une équipe et un séminaire sur les questions d’éducation, de travail, de professions, la grille du genre prenant une place de plus en plus importante au fil des ans et des recrutements de jeunes.

 


Dominique Méda

Après une formation initiale en philosophie à l’Ecole Normale Supérieure, j’ai bifurqué pour faire l’ENA et ai intégré l’inspection générale des affaires sociales (IGAS), puis rejoint la DARES et le Ministère du travail pour m’y occuper de la recherche. J’ai commencé, alors, à écrire sur le travail dans une optique critique gorzienne (1995), puis sur la richesse (critique du PIB et de la croissance, 1999) et sur les femmes. Désormais professeure de sociologie à l’Université Paris Dauphine, directrice de l’Institut de recherches interdisciplinaire en sciences sociales (IRISSO), je tente de tenir ensemble, dans mon enseignement et ma recherche, trois fils : le rapport des individus au travail et la place du travail dans nos sociétés ; la réflexion sur la notion de richesse, les indicateurs alternatifs au PIB et la société post-croissance ; les politiques sociales. Je travaille depuis plusieurs années sur les liens entre reconversion écologique, travail, emploi, politiques sociales.

 


Charlotte Michel

Après un doctorat en gestion de l’environnement et une formation d’ingénieur, je suis à mon compte en conseil dans le domaine de l’environnement, et notamment sur des questions de biodiversité. Mon statut d’indépendante me permet de « choisir » des missions en phase avec ma perception du monde de l’environnement et de la société. Aussi j’interviens pour le compte d’organismes publics en charge de gérer les écosystèmes.

 

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Sandra Nicolle

Après des études d’ingénieur forestier (AgroParisTech-Engref), j’ai réalisé une thèse sur la gestion  des espaces naturels protégés en Guyane française et en Amazonie brésilienne. Je suis aujourd’hui enseignante-chercheuse dans l’équipe « Gestion environnementale des écosystèmes et forêts tropicales – GEEFT», AgroParisTech, Montpellier. Spécialisée sur les écosystèmes forestiers tropicaux amazoniens, mes domaines d’intérêt particuliers sont les espaces naturels protégés, la gestion forestière durable.

 


Claire Nouvian

Après 10 ans dans le journalisme écrit puis télévisuel spécialisée « jungle », j’ai découvert l’existence d’une vie incroyablement dense et riche dans les océans profonds et me suis lancée dans l’élaboration d’un livre sur ce sujet (« Abysses » chez Fayard en 2006) et d’une exposition (éponyme, faite en collaboration avec le Muséum d’Histoire naturelle en 2007). En produisant livre et exposition, j’ai rencontré et commencé à côtoyer les 350 chercheurs travaillant sur les grandes profondeurs marines dans le monde. Fin 2004, j’ai fondé l’ONG BLOOM pour mettre fin aux pratiques de pêche destructrices en profondeur. C’était méconnaître les résistances féroces qui peuvent se déployer dès lors qu’un seul actif industriel serait impliqué dans une activité économique. La croisade commence à ce moment-là et n’est pas encore terminée, cela prendra sans doute une vie, si j’y arrive.

 


Nil Özçaglar-Toulouse

D’origine turque, je suis professeur agrégée des universités en sciences de gestion à l’Université Lille Nord de France- IMMD (Institut du Marketing et du Management de la Distribution). Mes travaux visent à apporter des éclaircissements sur les consommations « périphériques » et les « oubliés » de la recherche en marketing. Ces consommations engendrent des comportements sur le marché souvent différents ainsi qu’une organisation inhabituelle des acteurs économiques. Elles sont porteuses d’implications sociétales.

 


Sophie Pochic

Sociologue du travail et du genre au CNRS, je suis au départ spécialiste de la sociologie des cadres : évolution de leurs carrières éclairée par l’expérience du chômage, de l’engagement syndical, les effets de la féminisation. Aimant croiser genre et organisations, j’ai réalisé des enquêtes sur le « plafond de verre » auquel sont confrontées les femmes cadres dans des entreprises en restructuration, dans des syndicats et dans la haute fonction publique. J’ai aussi investigué la place des femmes dans les syndicats en Europe, sous le versant interne et externe de l’égalité. Je participe à un programme de recherche collectif sur « Droit, mobilisations, discriminations » sur le rôle des syndicats comme intermédiaires du droit. À titre personnel, je me soucie de l’évolution du monde de la recherche scientifique, et j’ai été beaucoup investie dans Sauvons La Recherche, et je suis élue au conseil scientifique du CNRS.

 


Arlette Pommeyrol

Oncologue médicale depuis une trentaine d’années, je me suis plus particulièrement spécialisée depuis une dizaine d’années dans le traitement des cancers du sein et gynécologiques. En bref, la vie des femmes et leur évolution au cours des épreuves de la vie, les interactions de la société et du changement dans leur histoire collective et personnelle, m’intéressent.

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Geneviève Pruvost

Après des études de lettres, j’ai bifurqué pour un doctorat de sociologie. J’ai étudié la féminisation des professions masculines, notamment la féminisation de la police, puis  en tant que chargée de recherche au CNRS en sociologie, j’ai décidé de travailler sur la non-violence et le non-Etat en regardant de près les alternatives écologiques au quotidien en zone rurale afin de mettre en évidence des lieux d’inventivité sociale où des maisonnées en réseau sur une même territoire élaborent un mode de vie décroissant en marge des logiques industrielles.

 


Hélène Rainelli

Formée à l’EM Lyon, je suis professeur de Finance à l’EM Strasbourg. Je m’intéresse à la sociologie des marchés financiers avec une attention particulière au rôle des idées, de la culture, des valeurs et des jeux de pouvoir. Il s’agit de comprendre le rôle des marchés financiers dans la construction sociale des marchés en général et d’interroger les résultats curieux par la croyance dans la réalité, le recours aux théories néolibérales dans les pratiques et la structure des marchés réels, bien éloignés des marchés théoriques. Cela m’amène à poursuivre des réflexions sur la régulation financière, la résistance des organisations puissantes / régulateurs, les jeux de pouvoirs qui définissent les règles sur les marchés financiers, le type de ressource offert par la théorie et leurs conséquences lorsque la société civile s’en mêle, en cas de crise financière par exemple.

 

Sonia_Scharfman

Sonia Scharfman

 

Laurence_Scialom

Laurence Scialom

Je suis Professeure à l’Université Paris Ouest Nanterre la Défense, Mes travaux sont dédiés aux questions relatives aux crises financières et bancaires, aux politiques publiques de prévention et de gestion des crises financières. Ils ont donné lieu à la publication de nombreux articles académiques, chapitres d’ouvrage et à un ouvrage d’économie bancaire. Responsable du pôle finance du Think Tank Terra Nova et membre qualifiée de l’ONG Finance Watch, je suis très engagée dans le débat public sur les questions relatives à la stabilité financière – Notes terra Nova, interventions médias et auditions au Sénat et à l’Assemblée Nationale-. Je suis également membre du Conseil scientifique de l’Autorité de Contrôle prudentiel et de Résolution.

 


Mathilde Szuba

Je viens de soutenir une thèse de doctorat en sociologie de l’environnement, au Centre d’Etude des Techniques, des Connaissances et des Pratiques (Université Paris I) et j’enseignante à Sciences-Po Lille où je co-dirige un master sur les politiques de soutenabilité. En tant que chercheuse, j’ai travaillé sur le mouvement britannique des Transition Towns, mais sur le plan plus théorique je m’intéresse aux implications politiques et sociales du pic pétrolier et du dépassement des seuils d’irréversibilité environnementaux, ce que j’étudie notamment à travers les propositions politiques pour des quotas individuels de carbone (cartes carbone). Je suis membre de l’Institut Momentum, et je participe aux comités de rédaction des revues Entropia et Développement Durable et Territoires.

Yamina_Tadjeddine

Yamina Tadjeddine

Economiste, maître de conférences à l’université de Nanterre, mes travaux portent sur la compréhension socio-économique du fait financier. Convaincue de l’unité et la diversité des sciences sociales, je suis membre de l’Association des Etudes Sociales de la Finance qui regroupe des chercheurs issus de diverses disciplines qui ont un commun de considérer la finance comme un terrain d’observation parmi d’autres. Je pense fondamental de transmettre les savoirs scientifiques par la vulgarisation quelque soit sa forme. J’ai longtemps fait partie du café des sciences de Gentilly. Je participe activement à la formation des enseignants du secondaire mais à la formation de banquiers.

 

Geraldine_Thiry

Géraldine Thiry

Je suis économiste, chargée de cours et de recherche à l’Université catholique de Louvain (UCL, Belgique) depuis septembre 2014. Je suis docteure en sciences économiques  (2012).  Mes principaux domaines de recherche sont les nouveaux indicateurs de prospérité, la socio-économie de la quantification et l’économie écologique.

Helene_Tordjman

Hélène Tordjman

Je suis économiste de formation, maître de conférences à Paris 13, mais j’ai toujours eu du mal à entrer dans le cadre étroit de cette discipline. Dès mes études, j’ai été en lutte contre la vision de l’homme si pauvre proposée par la théorie économique, et je le suis toujours ! Les phénomènes économiques et sociaux sont mouvants, complexes et multi-dimensionnels, et on ne peut appréhender leur logique et leur sens profond qu’en s’engageant dans une démarche pluridisciplinaire. Après avoir travaillé sur la spéculation financière, je m’interroge aujourd’hui sur l’extension des marchés à de nouvelles dimensions de la nature (gènes, biodiversité…), et l’émergence d’un capitalisme « vert ». Dans le même temps, je m’engage dans des projets associatifs et/ou d’université populaire, car ces interrogations concernent tout le monde, et non les seuls « savants ».

 

Francoise_Waintrop

Françoise Waintrop

Je travaille au Secrétariat Général à la Modernisation de l’Etat où j’ai mis en place un dispositif professionnel d’écoute des usagers et des citoyens. Je conduis aussi des expérimentations de transformation des politiques publiques utilisant de nouvelles méthodes comme l’immersion, le design et le prototypage de solutions nouvelles. Ce qui m’intéresse c’est l’action, l’expérimentation, le concret du terrain et la possibilité de conceptualiser à partir de la réalité. Je m’intéresse aussi à sortir d’une vision franco-française des politiques publiques et j’ai tissé des liens avec l’OCDE et la Commission européenne sur le sujet de l’innovation publique.

Je me heurte souvent au conformisme inhérent à la Haute administration et à sa vision patrimoniale de la fonction publique. Je rage contre le récit de la situation sociale et politique actuel qui ne s’appuie que sur des visions négatives voire dépressives de notre réalité. Je ne porte pas de lunettes roses mais de par ma fonction je connais de nombreuses expériences de l’économie sociale et solidaire ou de groupe de «makers » qui montent des projets passionnants mais dont on ne parle jamais.